• Sainte Véronique — Femme ayant essuyé le vis­age du Christ mon­tant au Gol­go­tha (Ier siècle)

    ou Bérénice. La dévo­tion du “Chemin de la Croix”(*) évoque le sou­venir de cette femme qui aurait bravé la foule hos­tile pour essuy­er le vis­age du Christ pen­dant sa Pas­sion, recueil­lant ain­si sur son linge la Sainte Face. Plusieurs légen­des sont à l’o­rig­ine de ce réc­it:- Le nom de Véronique, vera icona, veut dire : l’icône authen­tique.- Le linge que, dit-on, le Christ aurait envoyé au roi d’Edesse, Abgar, avec son image(**). A quoi la piété occi­den­tale ajoute un élé­ment de la quête du Graal, ou même en faisant de Véronique, l’épouse de Zachée, avec qui elle serait venue jusqu’à Soulac et Amadour. Lais­sons notre piété se tourn­er seule­ment vers ces femmes qui pleu­raient durant la Pas­sion du Seigneur et à qui Jésus a dit qu’elles feraient mieux de pleur­er sur elles et Jérusalem. (*)Sainte Véronique est évo­quée dans la six­ième sta­tion du chemin de croix, bien que l’É­vangile ne men­tionne pas l’épisode.- Six­ième sta­tion, Véronique essuie le vis­age de Jésus (Site du Vatican)Véronique, une des femmes qui suit Jésus, qui a com­pris qui il est, qui l’aime et par con­séquent souf­fre de le voir souf­frir. À présent, elle voit son vis­age de près, ce vis­age qui avait très sou­vent par­lé à son âme. Elle le voit boulever­sé, sanglant et défig­uré, quoique tou­jours doux et humble.Elle ne résiste pas. Elle veut soulager ses souf­frances. Elle prend un linge et tente d’es­suy­er le sang et la sueur de ce vis­age.- Une femme essuie le vis­age de Jésus La tra­di­tion a don­né un nom à cette femme: Véronique… car s’est dévelop­pée la légende selon laque­lle le vis­age du Christ serait resté comme imprimé sur le linge qu’elle avait util­isé. Ce sera le début de l’his­toire du linceul de Turin. Longtemps on a gardé plié ce linge, ne lais­sant voir que le vis­age du Christ, “véri­ta­ble icône” ou représen­ta­tion de celui qui donne sa vie pour nous. Illus­tra­tion: Sainte Véronique par Hans Mem­ling (vers 1433–1494) Nation­al Gallery of Art — Wash­ing­ton(**) Un inter­naute nous sig­nale: “Le linge de Véronique ne devrait pas être con­fon­du avec le Mandylion, linge que le Christ aurait envoyé au roi Abgar d’Edesse: le pre­mier représente le Christ de la Pas­sion, couron­né d’épines; le sec­ond est l’im­age non faite de main d’homme qui a prob­a­ble­ment inspiré les pre­mières icônes du Christ, comme la Sainte Face (XIIe s.) con­servée à la cathé­drale de Laon. Vous pou­vez con­sul­ter : P. Sendler Egon. Les mys­tères du Christ, les icônes de la liturgie. Desclée de Brouw­er, 2001, p. 25–26. Ous­pen­sky Leonide, La théolo­gie de l’icône dans l’Église ortho­doxe, Cerf, 1980, p. 29.“Les spé­cial­istes des Armées en matière pho­tographique et ciné­matographique trou­vent évidem­ment en sainte Véronique une pro­tec­trice toute indiquée. (Diocèse aux Armées françaises)