• Saint Aubin d’Angers — Abbé de Tin­cil­lac puis évêque (+ 550)

    ou Albin. Évêque et con­fesseur. Orig­i­naire de Bre­tagne*, il fut d’abord abbé de Nan­til­ly, près de Saumur. Il devint évêque d’Angers dont il est le patron céleste. Ray­on­nant de char­ité dans un monde bar­bare et cru­el, il fut l’un des prin­ci­paux pro­mo­teurs du troisième Con­cile d’Or­léans, qui réfor­ma l’Église franque avec une grande fer­meté. Il sut se dress­er devant l’in­jus­tice pour adoucir le sort des pris­on­niers et des mal­heureux. Il sut impos­er le respect du mariage aux grands seigneurs qui, à l’époque mérovingi­en­ne, n’hési­taient pas à épouser leur sœur ou leur fille. Beau­coup d’évêques se tai­saient par crainte. Il protes­ta et obtint gain de cause au Con­cile d’Orléans.*un inter­naute nous sig­nale que Saint Aubin est orig­i­naire de la com­mune de Lan­guidic, plus proche de Lori­ent que de Vannes.Illustration: Mir­a­cle de Saint Aubin d’Angers (Paris, BNF — daté de 1100 environ)…“S’il était pos­si­ble de con­naître, par­mi tant de ver­tus qu’il pra­ti­qua dans sa vie nou­velle, quelle était sa ver­tu dom­i­nante, on dirait que ce fut la char­ité. Elle était, en effet, sans bornes pour les mal­heureux, pour les pris­on­niers, pour les malades, pour les pau­vres, et sou­vent Dieu la récom­pen­sa par les plus frap­pants mir­a­cles. En voici un exem­ple: Le char­i­ta­ble pas­teur se ren­dit un jour aux pris­ons de la ville pour en retir­er une pau­vre dame, pour­suiv­ie par ses créanciers. Devant le Saint, les gar­di­ens s’é­car­tent pour lui laiss­er pas­sage; un seul veut lui refuser obstiné­ment l’en­trée; mais le Pon­tife souf­fle sur le vis­age de cet inso­lent, qui tombe mort à ses pieds; puis il va délivr­er la pris­on­nière et pay­er ses dettes. (diocèse de Sois­sons, Laon et Saint-Quentin)Un inter­naute nous sig­nale: La col­lé­giale de Guérande — GoogleMaps — lui est dédiée, suite à l’ap­pari­tion de saint Aubin, en cav­a­lier blanc, qui mit en fuite les Normands.…Notre ville garde une mémoire vivante de St Aubin avec l’épisode de l’in­va­sion nor­mande au Xe s. Prêts à capit­uler les guérandais invo­quent St Aubin comme dernier sec­ours. C’est ce que relate un des vit­raux du XVIe… ici même, où St Aubin enver­ra un jeune cav­a­lier blanc qui pren­dra la tête des troupes guérandais­es, et met­tra les nor­mands en déroute… (Homélie du Père Bugel à l’oc­ca­sion de la Saint Aubin)À Angers, vers 550, saint Aubin, évêque. D’une grande austérité, il stig­ma­ti­sa avec énergie les mariages inces­tueux, fréquents chez les nobles, et pro­mut le troisième con­cile d’Or­léans pour la réno­va­tion de l’Église en Gaule.