• Sainte Juli­enne de Nicomédie — Mar­tyre en Bithynie (IVe siècle)

    Vierge et mar­tyre à Nicomédie* en Asie Mineure, elle fut con­damné par son fiancé lui-même qui présidait le tri­bunal au nom et sous la pres­sion impéri­ale. Un mar­ty­rologe du moyen âge résume ain­si ses sup­plices: “Le plomb fon­du la laisse intacte. Elle est bal­ancée dans l’e­space sus­pendue par les cheveux — elle puise de nou­velles forces dans l’eau bouil­lante où elle est plongée. — Faible vierge, elle tri­om­phe des forces infer­nales — et ne cesse de vivre qu’au moment où sa main cueille la dernière palme.” (*actuelle­ment Izmit en Turquie, GoogleMaps) Elle vivait à Nicomédie quand ses par­ents voulurent la mari­er au préfet de la ville impéri­ale. Mais elle avait don­né sa vie au Christ et cette jeune mondaine demeu­ra inflex­i­ble. Son amant devint son tor­tion­naire. Il la fit met­tre nue devant lui pour la fla­geller. “Voici mes caress­es.” Il la fit pen­dre par les cheveux qu’elle en eût le cuir chevelu arraché. “Voici ta coif­fure.” Ses bour­reaux eux-mêmes en furent touchés et beau­coup dev­in­rent dis­ci­ples du Christ. Ils furent sur le champ décapités. Elle-même, à dix-huit ans, eut égale­ment la tête tranchée.Aux XVI­I­Ie et XIXe siè­cles, il exis­tait au Val St Ger­main un pèleri­nage très pop­u­laire, lié au culte de sainte Juli­enne. Sainte Juli­enne de Nicomédie fut mar­tyrisée au troisième siè­cle en étant plongée dans une cuve de plomb fon­du, devenu tiède à son con­tact, puis elle fut décapitée. Cette sainte était invo­quée pour la guéri­son des fièvres, des épidémies, des mal­adies infan­tiles et de la stéril­ité. (diocèse d’Évry, Val St Ger­main, secteur de Dourdan)Chaque année, des cen­taines de pèlerins venus des paroiss­es envi­ron­nantes venaient au Val-Saint-Ger­main pour offrir des «souch­es». Ce sont de gros porte-cierges en général en bois sculp­tés et peints, témoignages d’un art pop­u­laire et naïf.Illustration: Sainte Juli­enne au milieu des «souch­es» des com­munes. La légende dorée