• Saint Hervé — Abbé en Bre­tagne (+ 568)

    A part saint Yves de Tréguier, il n’est pas de saint aus­si pop­u­laire que lui en Bre­tagne. Il était né dans une famille de bardes. Aveu­gle depuis son jeune âge, guidé par un loup, selon la légende, il mena une vie de pèlerin. Un jour cepen­dant, il se fixa à Plou­vien, puis à Lan-Houarneau (Her­wan ou Hervé en bre­ton) où il se con­sacra à Dieu pour en chanter les louanges dans le monastère qu’il y fon­da. Saint Hervé-22460-GoogleMaps.La stat­ue de Saint-Hervé accom­pa­g­né de son loup est posée sur le tombeau de Saint-Urfold. (com­mune de Bourg-Blanc 29860)“Saint Hervé est un saint du Léon, il naquit à l’aube du VIe siè­cle à Lan­ri­oul en Plouzévédé. Né aveu­gle, il apprit sur les genoux de sa mère le chant des psaumes et des hymnes, puis s’en fut à l’é­cole de l’er­mite Arz­ian. Jeune homme, il se con­sacra à Dieu sous la houlette d’un moine de sa par­en­té, Urfold, à Lan­rivoaré. C’est là qu’un jour un loup tua l’âne avec lequel Guic’ha­ran, le guide d’Hervé, labourait; sur l’in­jonc­tion d’Hervé, le loup prit la place de l’âne et ache­va le tra­vail…” (diocèse de Quim­per et Léon — Saint Hervé)- Hervé, aveu­gle ermite bre­ton du Moyen Age, a lais­sé à la postérité son can­tique du Par­adis. Il témoigne de la joie du saint à vivre dans la présence du Christ. (Vidéo Jour du Seigneur) Un inter­naute nous écrit:“Selon la légende, Saint Hervé vivait avec ses loups à l’en­droit qui s’ap­pelle actuelle­ment l’er­mitage Saint-Hervé à Tréouer­gat (29290) GoogleMaps. Il s’ag­it d’un petit bois où on peut encore trou­ver les traces une anci­enne chapelle, d’un abri (sans doute celui de Saint Hervé), ain­si qu’une fontaine qui laisse tou­jours couler de l’eau. Tout le monde ignore à quoi ressem­blait cet endroit du temps de Saint Hervé, mais les traces man­i­festes sont trou­blantes. Excep­té son abri, la chapelle a été rasée ain­si que quelques autres murs alen­tours; seules les pre­mières pier­res décrivent le tracé des parois au sol. Joli petit endroit, fasci­nant par son mystère.“En Bre­tagne, au VIe siè­cle, saint Hervé, ermite. Ses yeux furent, dit-on, privés de la lumière ter­restre dès sa nais­sance, mais ouverts à celle du par­adis, dont il chan­tait les joies avec bonheur.