• Sainte Agnès de Rome — mar­tyre (✝ v. 304)

    Il est cer­tain qu’il y eut à Rome vers cette date, une fil­lette de treize ans qui mou­rut volon­taire­ment pour la foi en Jésus-Christ. La nou­velle s’en répan­dit très vite chez les chré­tiens de l’Em­pire. On s’indigna de la cru­auté des bour­reaux, on s’api­toya sur la jeune vic­time, dont le nom se perdit au fur et mesure que la dis­tance était loin­taine de Rome. Et comme on ne savait pas exacte­ment son nom, elle est dev­enue Agnès(*). Elle devint un per­son­nage légendaire, cha­cun imag­i­nant le com­ment de sa mort. En Occi­dent, on trans­mit la tra­di­tion qu’elle eut la tête coupée; en Ori­ent, on dit qu’elle aurait été enfer­mée dans un lupa­nar où per­son­ne n’osa la touch­er avant d’être brûlée vive. Quoi qu’il en soit des détails de son mar­tyre, gar­dons présent à notre mémoire comme un exem­ple, ce fait his­torique qu’une jeune romaine de treize ans n’hési­ta pas à sac­ri­fi­er la vie ter­restre qui s’ou­vrait à elle, pour se don­ner à la vie du Dieu qu’elle ado­rait. Saint Ambroise, évêque de Milan, dira d’elle qu’elle sût don­ner au Christ un dou­ble témoignage : celui de sa chasteté et celui de sa foi. (de vir­gini­tate. II. 5 à 9)Illustration: Mosaïque de la basilique.(*)Agnë, est un adjec­tif grec, le latin a ajouté le s. En 300 après JC le peu­ple par­lait encore grec à Rome, où vivaient bien des étrangers.Agnê veut dire “pur”, “net”, “intè­gre” de corps et d’âme, donc pure, chaste. Saint Ambroise nous a trans­mis son mar­tyre, 70 ans après, De Vir­ginibus, Livre I, Chapitre 2, et il explique bien ce rap­proche­ment: Agnès, pure de corps et d’âme a pu offrir à Dieu sa promesse de vir­ginité et le sac­ri­fice de sa vie qu’elle a accep­té. (d’autres sources indiquent qui donne sa vie comme l’ag­neau de Dieu, d’où son nom d’Agnès)Catacombes de Sainte-Agnès: la célèbre et très jeune mar­tyre romaine, fut ensevelie dans cette cat­a­combe, sur le ver­sant gauche de la Via Nomentana…Le cat­a­combe di S. Agnese (site en italien)Selon la tra­di­tion en la fête de sainte Agnès le Pape a béni ce matin, 21 jan­vi­er, les agneaux dont la laine servi­ra à tiss­er les pal­li­ums, que les nou­veaux Archevêques mét­ro­pol­i­tains recevront le 29 juin prochain, en la solen­nité des apôtres Pierre et Paul. Le pal­li­um est un orne­ment porté par dessus la cha­suble, qui sym­bol­ise l’u­nion priv­ilégiée d’un pas­teur, à la tête d’une région ecclési­as­tique, avec le Sou­verain Pon­tife. Les agneaux, sym­bole de sainte Agnès, sont élevés par les trap­pistes de l’ab­baye des Trois Fontaines, et les pal­li­ums tis­sés par les religieuses de Ste Cécile au Transtévère. (VIS)Mémoire de sainte Agnès, vierge et mar­tyre. Au début du IVe siè­cle, encore jeune fille, elle offrit à Rome le témoignage suprême de la foi et con­sacra par le mar­tyre la mar­que de sa chasteté; car elle tri­om­pha tout ensem­ble et de son jeune âge et du tyran, elle acquit l’ad­mi­ra­tion générale des peu­ples et empor­ta une gloire encore plus grande auprès de Dieu. Elle fut mise au tombeau en ce jour sur la voie Nomentane.